C’est sur le domaine de Villemorant, à proximité de Neung sur Beuvron, que s’est déroulée cette journée forestière particulièrement ensoleillée. Objectif, mieux faire connaître au grand public les métiers de la forêt. Au menu de la journée, un concours de bûcherons et plusieurs animations, et bien sûr la prévention. « L’image du bûcheron a du mal à évoluer : ce métier reste physique mais il requiert une bonne connaissance de l’environnement forestier et un véritable savoir-faire » explique Bruno BRETON, conseiller en prévention des risques professionnels à la SST.
La tête... et les bras
Sept élèves de l’enseignement agricole et dix professionnels ont ainsi participé au concours qui s’est déroulé tout au long de la matinée. Il fallait avoir les idées claires, peu avant 9 heures, pour répondre au questionnaire portant sur la sécurité, le matériel et les connaissance forestières. Direction ensuite les bois pour passer aux épreuves pratiques. Sous les yeux des jurys composés de tous les conseillers en prévention des deux MSA de la région Centre (11 personnes) et du public, les participants ont enchaîné les différents ateliers : abattage d’arbre, affutage de chaîne de tronçonneuse, remplacement chronométré d’une pièce de tronçonneuse et enfin reconnaissance des essences de 24 arbres à partir de feuillages. Outre l’aspect technique des épreuves, les conseillers en prévention ont bien entendu mis l’accent sur la sécurité : « nous constatons une meilleure prise en compte des règles de sécurité dans la profession, mais il faut poursuivre nos efforts de sensibilisation auprès des jeunes sans oublier les professionnels qui ont parfois du mal à changer leurs habitudes » précise Bruno BRETON.
Des métiers variés
Durant l’après-midi, plusieurs animations représentant la diversité des métiers de la filière bois ont captivé l’attention du public. Fleuron de la mécanisation forestière, l’impressionnante abatteuse-élagueuse faisait davantage penser à un robot sorti d’un film de science-fiction. D’un poids de 18 tonnes, elle est capable avec son bras télescopique d’abattre un arbre dans un rayon de 10 mètres puis de s'en saisir pour l’élaguer et le découper à raison de 6 mètres par seconde. Après cette démonstration de puissance mécanique, place à l’animal. Complémentaire à la machine par son gabarit lui permettant d’aller là ou aucun engin ne peut se rendre, le débardage à cheval se pratique toujours. « Loulou » en est un parfait exemple. Docile mais taillé pour le travail de force (1,91 m au garrot pour 1.182 Kg), ce cheval de trait a remporté tous les suffrages du public à l’applaudimètre par son gabarit et la complicité qui le lie à son maître. D’autres démonstrations se sont poursuivies au cours de l’après-midi comme la scie-mobile qui se déplace sur le site d’abattage pour réaliser des coupes sur mesure, et les arboristes-grimpeurs pendus parmi les branches des arbres à plus de 20 mètres de hauteur et pratiquant l’élagage.
C’est en fin d’après-midi que le jury a annoncé les résultats du concours organisé le matin. Les premiers de chaque classement (un pour les professionnels, un pour les élèves) ont remporté des lots d’une valeur de 800 € et tous les autres participants ont également été récompensés.